Les communistes à la conquête de nouveaux “Jours heureux”

Au terme de quatre jours de travaux intenses, le 39° Congrès du Parti communiste français s’est achevé ce lundi 10 avril, à Marseille. Les textes qui lui étaient soumis (texte de la « base commune » et proposition de réforme des statuts) ont été approuvés à plus de 80%. De même, la nouvelle direction du parti — son conseil national —, a été élue avec le même taux de votes positifs. Au milieu de ce week-end pascal, les discussions ont donc fait ressortir la vitalité du PCF et le caractère profondément démocratique de sa vie interne. De quoi encourager adhérentes et adhérents à élargir leurs rangs, comme y appelle la conclusion du texte d’orientation. En guise de contribution au compte-rendu de ce moment politique, aussi important pour la France que pour la gauche, je reproduis ci-dessous mon introduction au débat sur la « feuille de route » que les communistes sont appelés à mettre en oeuvre au cours des trois prochaines années.

« Chères et Chers Camarades, comme viennent de le souligner successivement Fabien et Marie-Jeanne, le texte que nous allons finaliser ces deux prochains jours est le résultat du travail collectif des communistes.

« Les nouvelles rédactions que nous vous proposons attestent de la vitalité de notre parti et de la qualité des réflexions qui se déroulent en notre sein.

« Que toutes et tous soient remerciés pour ce bel exercice démocratique, qui a de quoi nous rendre fiers. Surtout si nous nous comparons à ce qui se passe ailleurs…

« Tous les amendements qui nous sont remontés ont, à mon sens, fait ressortir un large accord des communistes sur un point fondamental : nous sommes entrés, à l’échelle du globe comme dans notre pays, dans un tout nouveau moment politique. 

POTENTIALITÉS ET DANGERS DU MOMENT POLITIQUE

« Un moment riche de potentialités transformatrices, mais aussi lourd de menaces pour l’humanité…Un moment marqué par des accélérations soudaines, des convulsions aiguës, des tournants brusques…

« Le constat s’impose particulièrement lorsque l’on prend la mesure de la tourmente où se trouve plongée la globalisation capitaliste, et de l’abîme où elle peut entraîner notre planète.

« La crise écologique et climatique, qui voit la pression humaine sur les ressources et l’environnement — pression qui caractérise ce que l’on appelle l’ère de l’Anthropocène — s’accélère terriblement sous l’effet de la folle course aux profits du nouvel âge du capitalisme. 

« Elle met aujourd’hui en question l’existence humaine elle-même. Elle s’accompagne d’un enchevêtrement de défis existentiels pour l’humanité, qu’il s’agisse des menaces qui pèsent sur la biodiversité, du spectre de nouvelles pandémies à l’image de celle que nous avons vécue avec le Covid-19, de la mise en cause de la sécurité alimentaire au niveau mondial, ou encore du pillage des ressources naturelles fondamentales par une poignée de multinationales emportées par leur cupidité.  

« C’est sur cette toile de fond que s’enchevêtrent d’autres bouleversements majeurs.

« Nous sommes ainsi entrés dans une nouvelle phase de la crise systémique d’un capitalisme financiarisé et globalisé comme jamais dans son histoire. 

« Cette crise se traduit, concrètement et tout à la fois, par des ruptures des chaînes d’approvisionnement, dont nous voyons chaque jour les funestes conséquences pour les populations, par une inflation d’une grande violence, et par la menace d’une nouvelle crise financière — dont la récente faillite de la Silicon Valley Bank a fait resurgir la possibilité.  

« De même, l’intensification des concurrences entre firmes et puissances, dans un contexte où l’hégémonie impériale des États-Unis se trouve battue en brèche, fait resurgir le spectre de la guerre, y compris dans sa possible dimension nucléaire. L’invasion de l’Ukraine par le régime ultraréactionnaire et ultranationaliste de Vladimir Poutine a terriblement accéléré ce processus.

« Cette nouvelle donne mondiale voit, en outre, l’ébranlement des formes de la domination politique du capital, à l’oeuvre sous des formes diverses sur la totalité des continents. Les crises de régime, qui éclatent de Paris et Londres jusqu’à Téhéran et Tel-Aviv, comme la multiplication de solutions autoritaires ou fascisantes dans divers pays, en sont autant de concrétisations.

« Tout cela produit une longue chaîne d’insécurités humaines.

« Ces phénomènes ne rencontrent toutefois pas, il importe de le souligner avec force, l’apathie des peuples. Bien au contraire, de très nombreux mouvements politiques, sociaux ou sociétaux surgissent et expriment l’aspiration massive des travailleurs, des femmes, des jeunes à un autre ordre du monde, débarrassé de  l’injustice sociale, de l’inégalité et des discriminations de toute nature, des menaces de guerre, du déni de la souveraineté des nations et des peuples. 

« L’aspiration à une sécurité globale monte de partout. 

« Cet état contradictoire du monde appelle des réponses globales, auxquelles un parti comme le nôtre — qui est le parti de l’émancipation et de la paix —,  doit tout particulièrement s’attacher. Et c’est la raison pour laquelle le chapitre qui s’efforce de redéfinir notre politique européenne et internationale, le chapitre 2, a été largement enrichi, comme vous pouvez le voir. 

LA FRANCE EN PROIE À UNE CRISE DE RÉGIME

« La crise française est à la mesure de cet ordre mondial devenu totalement chaotique.

« Ici aussi, la crise systémique est là. Elle ébranle un capitalisme français percuté par la globalisation marchande et financière, par la redéfinition en gestation des rapports de force sur la planète, ainsi que par la révolution informationnelle.

« Sous le choc des politiques austéritaires conduites pour satisfaire aux exigences des marchés financiers et d’une construction européenne au service de ces derniers, la majorité de notre peuple subit, tout à la fois, baisse des salaires, chômage de masse persistant, développement de la pauvreté et de la précarité, casse des services publics.

« La nation se trouve profondément fracturée par les orientations néolibérales qu’elle subit, et elle est affaiblie par les pertes de souveraineté qui lui ont été imposées, en matière industrielle, énergétique, sanitaire ou alimentaire. 

« Depuis la séquence électorale de 2022, elle affronte une crise de régime  majeure. Celle-ci se caractérise par ce divorce entre gouvernants et gouvernés que reflète la montée continue de l’abstention populaire aux diverses consultations électorales. Un divorce probablement sans précédent depuis l’avènement de la V° République…

« Depuis l’an passé, cette crise s’est aiguisée à la chaleur de la panne de projet qui affecte visiblement la classe dirigeante, de l’épuisement d’un macronisme qui affichait initialement la volonté de plier notre pays aux exigences du capital financier, de la perte phénoménale d’autorité d’un président de la République, en principe clé de voûte de nos institutions.

« Le mouvement social, qui soulève actuellement le peuple français contre le passage à 64 ans de l’âge du départ à la retraite, vient rendre éruptive cette crise politique.

BATAILLE HISTORIQUE ENTRE CAPITAL ET TRAVAIL

« Derrière l’exigence du retrait de la loi Macros-Borne, ce sont toutes les protestations populaires qui se coalisent : celles qui ont trait au pouvoir d’achat, à l’emploi et au sens du travail, à l’exigence de services publics au service de l’intérêt général, à l’aspiration à un autre avenir pour la jeunesse, au besoin de démocratie dans une République que les pouvoirs en place n’ont cessé de mutiler.

« Un mot à ce propos. La brutalisation de la procédure parlementaire pour faire passer en force la réforme des retraites, d’article 47-1 en article 49-3 de la Constitution, et plus largement le mépris de l’exécutif envers l’opposition populaire à son projet, n’ont fait que confirmer, aux yeux de millions de nos concitoyennes et concitoyens, que se dessinait insidieusement un nouveau régime politique : celui du libéralisme autoritaire. 

« C’est donc à une bataille historique entre capital et travail que nous avons affaire. Avec pour caractéristique fondamentale que c’est le mouvement ouvrier, à travers l’intersyndicale à la tête de la mobilisation, qui polarise cet affrontement dont l’enjeu n’est rien moins que l’avenir de la France.

« À travers la dynamique de ce mouvement, des millions de nos compatriotes font l’expérience de leurs capacités à intervenir sur la scène politique avec leurs propres méthodes de classe. C’est un élément fondamental pour l’avenir.

« Deux légitimités se font à présent face : celle du mouvement social que soutient l’immense majorité du pays ; et celle d’un exécutif affaibli et rejeté, bien qu’il tente coûte que coûte de rester « droit dans ses bottes » — comme disait l’autre —, et qu’il n’hésite pas à recourir aux provocations verbales et à la violence contre des grèves, des blocages et des manifestations qui n’entendent pas relâcher leur pression pacifique. La journée d’hier l’a, une fois de plus, démontré en mobilisant  massivement…

« La question du débouché politique à proposer à cette épreuve de force se pose désormais avec acuité. 

LA QUESTION DÉCISIVE DU DÉBOUCHÉ POLITIQUE

« Cette question est d’autant plus posée que, pour la première fois depuis longtemps, son extériorité au mouvement social vient déstabiliser  l’extrême droite, dont la stratégie consiste à chercher à dévoyer les colères populaires. Ce qui n’efface en rien, soyons très lucides à cet égard, les points que le Rassemblement national a marqués au fil des années, en faisant sauter plusieurs des verrous qui lui barrèrent longtemps la route du pouvoir.  

« La gauche en est directement interpellée dans sa capacité à converger avec les forces sociales aujourd’hui mobilisées dans le rejet des 64 ans, afin de construire, avec elles, et non pas en dehors d’elles, une offre à même de mener notre peuple vers une victoire politique.

« Notre projet de base commune avait été écrit à la fin de l’an passé. Il nous a donc fallu remanier largement le chapitre 3, qui traite précisément de la crise française, pour prendre en compte l’accélération de celle-ci, l’enjeu de la confrontation en cours, et le tournant de situation que cette épreuve de force annonce sans doute pour l’avenir.

« De l’appréciation en finesse des tendances lourdes du moment historique que nous traversons, découle naturellement notre feuille de route.

« Notre 38° Congrès, en exprimant sa volonté de conjurer l’effacement dont le parti se voyait menacé, avait décidé de travailler au renouveau du communisme français. Nous avons engagé ce redéploiement, certes en affrontant moult difficultés et en essuyant des revers électoraux, mais au final en commençant à retrouver une visibilité et un véritable écho populaire.

« Les campagnes électorales de ces quatre dernières années, à commencer évidemment par celle de la présidentielle, y ont fortement contribué. De même que le développement du travail de terrain de nos sections et fédérations, les initiatives que nous avons su prendre face aux événements marquants, ou encore la réactivation de nos élaborations programmatiques, symbolisées par le document « La France des Jours heureux » qui aura été le support de la campagne de Fabien Roussel.

« Tout nous appelle, à présent, à poursuivre dans cette voie. 

UN PARTI PORTANT HAUT LE PROJET COMMUNISTE

« Nous sommes, et nous devons être mieux encore, le parti qui porte haut un projet communiste qui se révèle d’une actualité plus brûlante que jamais.

« Parce que la planète a besoin d’une révolution écologique face au désastre planétaire qui menace… Parce que la mise en commun est la réponse aux tendances à la fragmentation des sociétés… Parce que le dépassement du marché capitaliste est mis à l’ordre du jour par la révolution technologique en cours… Parce que tous les mouvements populaires traduisent l’universalité du combat pour les droits humains et l’aspiration montante, elle aussi universelle, à l’émancipation individuelle et collective… Parce que tout appelle à une révolution des relations entre générations, à une révolution du travail, à une révolution féministe, à une révolution de la politique autant que de la culture… Parce que la soif des êtres humains de retrouver la maîtrise de leur destin fait de la démocratie jusqu’au bout le but et le moyen du combat transformateur… L e projet communiste irrigue toutes les dimensions de notre action.

« Dans notre texte, nous décrivons le communisme comme horizon civilisationnel et chemin de lutte. 

« C’était, entre les deux projets de base commune qui leur étaient soumis, l’un des débats que les communistes ont tranché par leur vote au mois de janvier. 

« Si nous disons que le communisme est à la fois visée civilisationnelle et chemin de lutte, c’est pour bien marquer que, si des éléments de communisme ne cessent de surgir des contradictions du système capitaliste, comme le relevait déjà Marx, il y a besoin d’une force révolutionnaire pour changer le rapport des forces, pour articuler la lutte contre toutes les dominations à la bataille de classe pour en finir avec l’exploitation, car telle est la condition pour parvenir au dépassement du capitalisme, pour disputer le pouvoir au capital. 

UN PARTI PROPOSANT UN PROJET AMBITIEUX POUR LA FRANCE

« Parti porteur d’une telle ambition, nous sommes également, et nous devons être mieux encore, le parti qui affirme une cohérence.Entre son implication dans toutes les luttes de résistance comme de conquête, et la bataille d’idées qu’il mènepour élever la conscience populaire des enjeux du combat de classe, pour restaurer la confiance du plus grand nombre en la politique, pour redonner crédit à un projet de transformation radicale de la société.

« Comme vous l’a dit Marie-Jeanne, nous avons choisi de maintenir l’option prise initialement de ne pas développer une partie programmatique dans le texte, par souci de ne pas le déséquilibrer.

« Nous avons néanmoins intégré de nombreux amendements qui enrichissaient les grands axes avancés pour structurer notre activité.

« Je rappelle ces axes pour mémoire.

« D’abord, la place centrale que nous donnons au travail, à la nécessité d’en changer le sens, à la bataille pour éradiquer le chômage — avec notamment, en son coeur, notre proposition de sécurisation de l’emploi et de la formation, à notre engagement en faveur d’une nouvelle industrialisation de la France …

« Ensuite, la question décisive des services publics, pour faire des biens communs une priorité. De très nombreuses confrontations, ces dernières années, en ont confirmé l’importance capitale, dès lors que sont concernés des secteurs aussi fondamentaux que l’énergie, la santé, le grand âge ou le handicap, l’éducation, le logement, les transports, la communication, ainsi que l’accès à l’art et à la culture.

« Enfin, la République, qu’il s’agit de refonder. Pour replacer le peuple au coeur des décisions. Pour en finir avec toutes les discriminations et la rendre effectivement sociale, écologiste, féministe, laïque et universaliste. Et pour la faire reposer sur de nouveaux pouvoirs de décision pour les salariés jusque dans les entreprises. Pour nous, souveraineté de la nation, souveraineté du peuple et souveraineté du travail sont indissociables. 

« Et s’il est bien une originalité de notre parti au sein de la gauche, elle se trouve dans le lien que nous établissons en permanence entre ces grands objectifs transformateurs et les moyens de les financer et d’atteindre une nouvelle efficacité économique, sociale et écologique. Ce qui passe par une autre utilisation de l’argent, par l’appropriation sociale et démocratique des grands réseaux bancaires et des groupes dominants des secteurs stratégiques. 

« Cette démarche, nous avons pu en mesurer l’efficience dans la présente bataille de retraites.

UN PARTI POUR UN NOUVEAU FRONT POPULAIRE

« Précisément, ce sera d’ailleurs mon dernier point, de l’aggravation de la crise française ces dernières semaines, il découle que nous sommes, et devons être toujours mieux, le parti qui porte un horizon d’espoir pour la France. Un horizon qui passe par une rupture avec les désastres auxquels a mené la domination des logiques d’accompagnement du libéralisme sur notre campo social et politique. 

« Le mouvement historique en cours souligne l’enjeu stratégique auquel il il nous appartient de répondre : faire en sorte que la majorité sociale aujourd’hui dressée contre la politique du pouvoir se transforme demain en majorité politique.

« Pour atteindre cet objectif, la gauche se doit d’aller à la reconquête de cette immense partie du monde du travail qui ne trouve pas de réponse à ses attentes sur le champ politique et se détourne de ce fait du suffrage universel.

« Pour le dire autrement, l’irruption sociale vient confirmer ce que nous ne cessons de dire : nous ne saurions résumer notre action aux alliances à conclure entre forces politiques de gauche et écologistes.

« C’est pour cette raison que la discussion qu’il nous faut instruire entre nous ne porte pas sur la participation à la Nupes.

« Cette coalition est née pour affronter les élections législatives de l’an passé, mais elle aura d’emblée été marquée par la volonté hégémonique d’une de ses composantes. 

« Comme l’a évoqué Fabien, cette volonté hégémonique vient encore de se manifester avec la lettre que nous a adressée par la direction de La France insoumise, laquelle illustre une conception singulière des relations entre forces de gauche. Au sein de la gauche, nous pensons, nous, que les positions différentes, et même divergentes sur divers points, appellent d’abord loyauté et respect mutuel.

« Force est de constater que la formation de la Nupes, si elle aura permis à ses partis de doubler leur représentation à l’Assemblée, n’a pas permis d’élargir le socle social de la gauche.

« Elle a, de surcroît, montré ses limites dans le cours même de la bataille des retraites, tant à travers les différences de programme qui se sont exprimées, qu’à travers les conceptions contradictoires affichées des relations avec les organisations syndicales.

« La sortie de ce blocage ne se trouvera donc pas dans la transformation de la Nupes en un nouveau mouvement politique. Il nous faut aller au-delà, bien au-delà…

« Lorsque, dans le texte, nous parlons de « dynamique populaire agissante », nous désignons ainsi une démarche qui articule engagement dans les luttes, bataille des idées, recherche permanente de convergences entre organisations du mouvement social et forces politiques, dans le respect scrupuleux des spécificités de chacun, construction de l’implication populaire dans la construction politique pouvant conduire à une nouvelle majorité.

« Le moment étant à tous égards décisif, tout nous invite à prendre des initiatives pour concrétiser cette approche.

« C’est ce que propose le chapitre 6 du texte, enrichi des amendements adoptés par les fédérations. Et c’est ce que complète la motion que Fabien propose à notre congrès d’adopter tout à l’heure. 

« Le rassemblement des forces populaires est l’ADN même des communistes. 

« C’est à un processus inspiré de celui qui mena, en son temps, à la naissance du Front populaire que les circonstances nous appellent.

« De notre implication totale dans le combat pour le retrait de la contre-réforme des retraites aux côtés de l’intersyndicale, à la construction plurielle de la bataille pour le référendum d’initiative partagée si le pouvoir s’obstine à ne pas entendre le cri du pays, se joue la convergence entre forces de gauche, forces syndicales, forces vives de la nation dans leur diversité, afin que leur intervention conjointe fasse basculer le destin de la France.

« D’où l’appel à un pacte pour le redressement social et démocratique du pays pour de nouveaux Jours heureux, en vue d’une majorité populaire et d’un gouvernement qui, pour reprendre les termes de la motion, feront une force de leur diversité, conduiront une politique respectueuse de la démocratie sociale, et s’appuieront sur une coopération de chaque instant avec les organisations syndicales.

L’AMBITION DE REDEVENIR UNE GRANDE FORCE POPULAIRE

« Mes Chers Camarades, à travers cette conclusion stratégique de notre document d’orientation, nous mesurons à quel point nous avons besoin d’un Parti communiste plus fort, mieux implanté dans le monde du travail et les catégories populaires, redéployé au plus près des populations et dans les entreprises, en phase avec la jeunesse, armé pour s’impliquer totalement dans la révolution féministe qui souffle sur la planète entière,

trouvant dans son renforcement militant la source du renouvellement de ses cadres.

« Bref, un parti qui s’affirme de nouveau comme une grande force populaire. 

« Un parti qui confirme également le mandat de son 38° Congrès : être présent, avec nos candidates et candidats, dans toutes les élections, afin d’y porter nos propositions originales.

« C’est ce que nous ferons dès les élections européennes de l’an prochain.

« Le débat y liera nécessairement, nous le savons bien, les exigences de changement social et démocratique dans notre Hexagone, avec le besoin d’une autre Europe, libérée des griffes de la finance, une Europe conçue comme union des nations et des peuples libres, souverains et associés. 

« Dans ces circonstances, comme l’ont demandé de très nombreuses conférences fédérales, nous avons vocation à présenter une liste de large rassemblement de tous ceux et de toutes celles qui partagent une approche similaire de la perspective européenne. Et nous allons, dès demain nous employer à en créer les conditions.

« Notre histoire l’a amplement prouvé : la conquête de nouveaux Jours heureux exige un Parti communiste qui soit, au coeur de la France et de la gauche, la force motrice du droit au bonheur retrouvé pour tous et toutes. »

Christian_Picquet

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