Recompositions politiques…

Il est temps pour moi de m’exprimer à propos de ce qui se joue à droite et qui n’est d’évidence pas à la veille de trouver son dénouement. L’illusion douillette entretenue par la plupart des commentateurs six mois durant n’y aura pas survécu. Le paysage politique sorti des urnes au printemps conservait une grande stabilité, nous disait-on. Les mécanismes électoraux en vigueur, ayant reconduit (et même accentué) la bipolarisation de notre vie publique au prix d’une perte significative de sièges pour le Front de gauche dans la nouvelle Assemblée et de la quasi-disparition du Modem, l’alternance pouvait fonctionner sans coup férir, ajoutait-on. Qu’importait si, en ses diverses composantes, la droite instruisait avec détermination le procès en illégitimité des nouveaux gouvernants. En quelques jours, le processus d’implosion de l’UMP, en se conjuguant aux inflexions apportées à la politique gouvernementale pour satisfaire aux exigences du monde des affaires, sera venu révéler une redistribution des cartes, pour ne pas parler d’un début de recomposition politique, aux conséquences à ce jour incalculables.

Sans doute, la guerre entre barons du parti ex-sarkozyste prête-t-elle à moqueries. Sans doute, l’image du courant concerné sortira-t-elle irrémédiablement affectée des méthodes internes brutales, des tripatouillages éhontés du vote des adhérents, des comportements caudillistes que les Français découvrent chaque jour avec effarement et dégoût. Sans doute, les enjeux de cet affrontement impitoyable s’avèrent-ils à ce point brouillés par le déchaînement des ambitions personnelles que l’on peine à discerner les cohérences idéologiques ou stratégiques que recouvre l’âpre bataille pour le contrôle de l’appareil de la principale force de l’opposition conservatrice (François Fillon et Jean-François Copé ne renvoient-ils pas tous les deux la gauche et le Front national dos-à-dos, et ne promettent-ils pas à l’identique le démantèlement du code du travail ?). Sans doute, cette confusion se voit-elle alimentée par les choix pour le moins croisés des différents ténors de ce camp, centristes ou tenants d’une rhétorique ultradroitière se retrouvant dans les mêmes proportions derrière l’un et l’autre des deux compétiteurs pour la présidence de l’UMP. On aurait pourtant, à gauche, grand tort d’imaginer possible l’utilisation de ces soubresauts à des fins tacticiennes. Au-delà du discrédit dont chacun sent qu’il va inévitablement rejaillir sur l’ensemble du monde politique, c’est à une mutation des plus fondamentales – et des plus préoccupantes – que doit faire face la droite française, au travers de la contestation des résultats d’un scrutin.

Le vaudeville qui se joue en direct dans les couloirs de la rue de Vaugirard n’est, au fond, que le legs délétère du sarkozysme. Tout au long de la campagne dont il espérait sa réélection, pour retrouver une majorité dans l’Hexagone, l’ancien locataire de l’Élysée s’employa à faire du noyau dur de son électorat une force dynamique et conquérante, dans l’objectif de regagner les secteurs populaires perdus, en cinq ans, au bénéfice de la gauche voire du Front national. Sans, bien sûr, y parvenir, tant était puissant le rejet dont il faisait l’objet, au terme d’un mandat marqué par une action conduite au seul service des puissants.

L’ABOUTISSEMENT D’UNE RUPTURE

Que l’échec ait, au final, conclu cette tentative, ne doit pas à présent masquer l’essentiel : un basculement idéologique, sans précédent depuis la Libération, s’était produit. De la contre-révolution conservatrice sous les auspices de laquelle avait débuté le quinquennat, on était insidieusement passé à la rupture consommée avec l’héritage du général de Gaulle et, plus fondamentalement encore, avec les principes les plus élémentaires de la République. Ces principes que le camp conservateur, tous courants confondus, avait bien dû avaliser sous l’égide du personnage ayant incarné la « France libre », lorsque s’acheva l’épisode vichyste.

Sur quelques décennies, la reconstruction d’une légitimité que la Collaboration avait singulièrement compromise borna, après guerre, les programmes et postures des héritiers du gaullisme et de la Démocratie chrétienne. En dépit des soubresauts ou des aventures auxquels la décomposition de la IV° République ou la décolonisation avaient pu donner lieu, sous la forme du poujadisme ou de l’OAS par exemple… Même la résurgence de l’extrême droite, au milieu du premier mandat de François Mitterrand, puis son incrustation dans la vie nationale, n’avaient pu remettre en cause les équilibres imposés par l’histoire. Les ouvertures d’un Giscard d’Estaing aux nostalgiques de Pétain ou de l’Algérie française, les clins d’œil appuyés d’un Pasqua ou d’un Chirac en direction du Front national, les alliances esquissées avec ce dernier à la tête de certaines collectivités territoriales dans les années 1990 n’étaient jamais allés jusqu’à briser le « cordon sanitaire » séparant les droites traditionnelles des descendants des traditions contre-révolutionnaire, légitimiste ou carrément fasciste.

En reprenant à son compte jusqu’aux mots de Madame Le Pen, en stigmatisant l’immigration et en l’amalgamant au développement des phénomènes de violence et de délinquance qui gangrènent villes et quartiers populaires, en ostracisant les populations de culture musulmane pour mieux les assimiler à l’intégrisme salafiste voire au terrorisme, en prétendant résumer l’identité de la France à ses racines chrétiennes, en jouant sans vergogne sur les peurs et les replis engendrés par les désastres de la mondialisation marchande et financière, en désignant à la vindicte de l’opinion de prétendus ”« assistés »” et en les présentant du même coup comme des parasites sociaux, en déchaînant contre la gauche et le syndicalisme ouvrier un discours de haine paroxystique, Nicolas Sarkozy aura sciemment renoué le fil précédemment rompu entre sa famille politique et la droite de l’Entre-Deux guerres. Celle qui ne se cachait pas de préférer ”« Hitler au Front populaire »”, de détester les ”« salopards en casquette »” qu’elle voyait avec terreur peupler les cortèges socialistes ou communistes, de vouer aux gémonies l’idée d’égalité aux fondements de l’idée républicaine française depuis la Grande Révolution.

Inspirées par un idéologue formé à l’école du ”« nationalisme intégral »” cher à Charles Maurras, je veux parler du désormais célèbre Monsieur Buisson, ces saillies n’auront pas manqué de remodeler profondément le paysage mental du peuple de droite. Se lançant dans la course à la succession de celui qui cumulait les statuts de président de l’UMP et de premier personnage de l’État, jalonnant son parcours de propos fracassants sur les ”« pains au chocolat »”, la ”« droite décomplexée »” ou le ”« racisme anti-Blancs »”, Jean-François Copé n’aura plus eu qu’à exploiter ce qu’il croyait être un filon, une martingale gagnante permettant aux siens de retrouver demain les faveurs de ces classes populaires sans lesquelles on ne peut rassembler aucune majorité électorale. Après tout, comme il n’aura cessé de le dire, 200 000 voix à peine ne séparaient-elles pas, en « métropole », son champion du candidat socialiste ?

N’imaginons cependant pas que tout cela relève uniquement d’un affichage aux visées bassement électoralistes. C’est une cohérence stratégique qui, de Sarkozy à Copé, aura commencé à se dessiner. Gaël Brustier, l’auteur avec Jean-Philippe Huelin de ”Voyage au bout de la droite” (publié en 2011 aux éditions des Mille-et-une nuits) la résume avec une grande justesse : ”« Patrick Buisson vise, comme Jean-François Copé, à constituer un bloc sociologique électoral ancré dans la France périphérique, la France périurbaine et les zones rurales, celle de l’Est industriel et des villes moyennes. Il ajoute, avec un flair inquiétant, des départements ‘’acquis’’ à la gauche, en particulier dans le Sud-Ouest… Cette lecture de la sociologie française lui sert à canaliser et à orienter vers une traduction électorale droitière et une vision idéologique occidentaliste les ‘’paniques morales’’ d’une partie de cette France périphérique. Loin d’être un conglomérat de ‘’petits Blancs’’, cette France-là cherche des protections. Buisson, en bon camelot et en fin stratège, lui offre des protections identitaires… La droite cherche ainsi à préempter le peuple. »”

EN QUÊTE DE STRATÉGIE ET DE PROJET NOUVEAUX

Il est frappant de constater que cette vision des enjeux ne rencontre aucune opposition structurée et conceptualisée à droite. L’échec de François Fillon – car c’est bel et bien un échec, pour un ancien Premier ministre, dans la culture si particulière d’une droite qui produit et reproduit sans cesse le culte des chefs et l’adhésion à l’aspirant monarque le plus crédible, de ne pouvoir s’appuyer sur aucune dynamique en rapport avec ses prétentions élyséennes, même si son adversaire se sera comporté comme un voyou sans foi ni loi – s’explique avant tout par son incapacité à reprendre la main sur le terrain des idées et du projet. Un constat que l’on pourrait également formuler à propos de la formation de Jean-Louis Borloo, l’Union des démocrates indépendants, qui profitera peut-être de la fragmentation de l’UMP, mais ne propose en l’état actuel pas la moindre alternative à la démarche copéiste. Si cette dernière aura, ”in fine”, rencontré ses limites (et même provoqué une explosion dont on voit mal aujourd’hui quelle peut être l’issue), c’est que, dans le contexte de la crise européenne et du fonctionnement erratique d’un capitalisme en pleine métamorphose, elle ouvre davantage d’incertitudes que de promesses de stabilité, ne garantissant en particulier aucun succès automatique à ses promoteurs.

Arrêtons-nous un instant sur ce point. Un peu partout sur le Vieux Continent, dans le contexte de la globalisation financière à l’œuvre, les classes dirigeantes s’emploient à conjurer les explosions sociales et les crises démocratiques qu’un gigantesque désordre mondial comme la destruction systématique de ce qu’il subsiste des « pactes sociaux » de l’après-guerre engendrent en cascades. Depuis de fort nombreuses années, de nouvelles offres politiques surgissent ainsi, tout à la fois protectrices d’un ordre de plus en plus inégalitaire et porteuses de mutation culturelle radicale, accompagnatrices du maelström libéral qui dévaste les sociétés dites occidentales et affirmant un système renouvelé de représentations collectives dans le domaine des idées. Les droites revendiquant avec force leur décomplexion se caractérisent, par conséquent, par une articulation jusqu’alors inédite d’adhésion à la déréglementation sociale et d’autoritarisme brutal, d’intensification des logiques d’austérité et de replis identitaires censés en prémunir les victimes. Là encore, Brustier et Huelin identifient assez précisément le phénomène : ”« Les droites se sont saisies de l’’’identité’’ (européenne contre l’islam, nationale contre les étrangers, régionale contre la nation civique), de la technophilie et de l’adoration du marché pour développer un imaginaire collectif propice à leur domination. »”

Le problème surgit néanmoins dès lors que, sous l’impact des mouvement de dérégulation et de concurrence à outrance, les configurations politiques et les partis traditionnels se désagrègent, les équipes gouvernantes apparaissent de plus en plus comme les relais serviles de la mondialisation, les peuples et les salariés subissent de plein fouet les orientations appliquées par ces dernières. Les tentatives des droites dont il est ici question, consistant à s’abriter du désaveu populaire au moyen d’une rhétorique associant contestation proclamée des mécanismes en place (par l’artifice de la désignation des populations non originaires de l’Occident chrétien comme causes d’une détresse grandissante) et adhésion aux fondements d’un capitalisme barbare, ne résistent en général pas longtemps à l’épreuve des faits. Le plus souvent, identifiées à une large échelle par leur approbation de la libéralisation brutale des économies et des exigences des marchés, elles affrontent une perte de légitimité qui les laisse considérablement affaiblies voire disloquées. Et ce, même si elles ont opté pour une droitisation supposée leur attirer les faveurs de citoyens en proie à une angoisse sociale et morale grandissante…

Pire, la radicalisation de leur discours nourrit la percée d’extrêmes droites dont la politique, par-delà la haine que leur inspire la gauche et le mouvement ouvrier, s’avère difficilement compatible avec la dynamique présente de la transnationalisation du capital. Des extrêmes droites qui, pour mieux se lancer à la conquête de la classe ouvrière et plus généralement des victimes du néolibéralisme, ont eu l’habileté de se défaire des oripeaux du fascisme des origines pour se parer des atours d’une prétendue modernité, décliner leurs lignes de « préférence nationale » comme le rempart d’un monde du travail abandonné des élites, voire se prétendre les défenseurs du progrès social et de la démocratie. Avec, à la clé, la naissance ici et là de situations d’instabilité institutionnelle profonde, qui touchent à leur paroxysme lorsque ces courants recouvrent de revendications séparatistes la défense de régions refusant l’appauvrissement frappant leurs voisines, au prix de l’ébranlement des États-nations.

C’est sans doute la raison pour laquelle, en France, la droitisation initiée par Monsieur Sarkozy et prolongée par le député-maire de Meaux aura fini par déboucher sur l’affrontement tempêtueux que l’on sait. La dérive amorcée peut, en effet, vite se révéler problématique pour le parti éjecté du pouvoir au printemps. Non seulement la finance et les actionnaires des grands groupes goûtent peu les diatribes aux relents xénophobes et les appels aux replis identitaires – Laurence Parisot ne se faisait-elle pas, voilà peu, contre la thématique lepéniste, l’apôtre d’une immigration en phase avec les besoins des firmes en main-d’œuvre bon marché ? -, mais c’est la droite classique que cette posture éparpille. Dans le même temps, c’est le Front national qui trouve seul intérêt au climat nauséabond créé par une droite ”« se ressourçant à l’abreuvoir du lepénisme »” (pour paraphraser l’excellente formule de l’ami Alain Hayot, conseiller régional Front de gauche de Provence-Alpes-Côte d’Azur), rendant pour le moins hypothétique l’affirmation d’une relève cohérente à l’actuelle majorité. Nul doute, en ce sens, que la défaite de Mitt Romney, victime de l’extrémisation du projet néoconservateur proposé à l’électorat américain, ait avivé la confrontation d’orientations au sein de la droite française et précipité le choc entre François Fillon et Jean-François Copé.

DE LA DROITISATION DE LA DROITE À L’OUVERTURE AU CENTRE ?

Gageons que le choc Copé-Fillon accouchera, à terme, d’un paysage entièrement réorganisé. À droite, que l’UMP se scinde franchement ou qu’elle vive dans la durée sur le mode du schisme interne, un pôle radicalisé pourrait voir le jour, accentuant encore le poids d’un FN qui s’est, depuis son ascension dans la vie politique française, employé à imposer son hégémonie culturelle sur le camp conservateur. Ce qui pourrait redonner vie à ce serpent de mer d’une recomposition au centre, qui n’a jamais vraiment cessé de tenailler une fraction de la gauche depuis notamment que le Parti socialiste s’est peu ou prou converti à l’accompagnement du libéralisme.

Si l’hypothèse ne s’est jusqu’alors jamais concrétisée, c’est que le clivage entre gauche et droite aura résisté à toutes les tentatives de le dépasser, la « gauche profonde » (jusqu’au sein du PS) manifestant son attachement à l’indépendance des forces liées au mouvement ouvrier, tandis que le « centre » demeurait pour sa part trop amarré au camp adverse pour permettre la constitution d’une alliance de « troisième force », comme on disait sous la IV° République, lorsque la SFIO gouvernait avec les démocrates-chrétiens du MRP. La dérive du cœur de la droite, couplée à l’emprise croissante qu’exercent sur elle les amis de Madame Le Pen, en entraînant le glissement du jeu politique dans son ensemble, pourrait modifier la donne. Sur fond, au demeurant, d’une visible aggravation de la crise qui mine depuis un certain temps les équilibres fondateurs de la V° République, au fil des votes-sanction des partis dominants et des scandales affectant leur légitimité dans le pays.

Indubitablement, les institutions en place depuis 1958 semblent en passe d’affronter une tourmente sans véritable précédent. En dynamitant l’une de leurs forces-pivots, en l’occurrence celle qui avait réuni les principales familles de la droite à partir de 2002 dans l’espoir d’accélérer l’avènement d’un bipartisme censé déboucher sur une nouvelle stabilité, au moment précisément où la force dominante de la gauche entre elle-même dans la zone des tempêtes sous l’effet du tournant décidé par François Hollande pour satisfaire les marchés, le séisme affectant l’UMP dessine le possible horizon d’une restructuration générale du jeu politique et institutionnel.

Surlignant avec constance la cohérence entre son positionnement économique « blairiste » et l’autoritarisme qu’entend manifestement symboliser son action place Beauvau, un Manuel Valls se sent d’évidence pousser les ailes d’un candidat putatif à réunir une coalition ouverte au « centre », à la tête d’une équipe venant succéder à celle d’un Jean-Marc Ayrault dont l’affaiblissement s’avère désormais spectaculaire. Et l’on ne peut, dans le même temps, prendre à la légère ni le propos récent d’un lieutenant de François Bayrou selon lequel ”« bientôt se posera la question de savoir quelle est la vraie majorité »”, ni l’appel du pied implicite aux centristes d’un porte-parole de la rue de Solferino appelant à ”« discuter avec tous ceux qui peuvent se rassembler sur nos positions »”, ni la rupture qui vient d’intervenir entre Daniel Cohn-Bendit et la direction d’Europe écologie-Les Verts sur la question du soutien ou non à la sévère cure d’austérité imposée à l’Union européenne. Sans même extrapoler sur le sens du recul esquissé par le président de la République, au récent congrès des maires de France, sur la ”« liberté de conscience »” qu’il conviendrait de garantir aux édiles refusant de marier des personnes de même sexe, attitude qui ne peut se comprendre que par la volonté de délivrer un signe appuyé à ce secteur du « centre » qui se réfère historiquement à l’Église catholique.

LA GAUCHE INTERPELLÉE

Parlons sans détours… Autant la polarisation de notre vie publique par une droite de combat, passée sous l’influence idéologique de son aile extrême, représente un terrible danger pour les droits sociaux et la République, autant le retour en force du tropisme centriste d’une partie de la gauche serait une redoutable impasse pour notre camp. Reposant sur un consentement accentué aux mécanismes de la globalisation néolibérale, elle ne ferait que l’enfoncer dans une confusion et une désorientation naissant inévitablement du renoncement à tout projet qui puisse parler aux classes populaires. Au bout du compte, elle ne ferait qu’encourager des divisions déjà fort puissantes, pour le plus grand bénéfice d’un adversaire qui a su, lui, préempter un imaginaire collectif, des symboles et des thèmes qui le mettent en position de conquête.

Voilà ce en quoi la balkanisation sans fin de l’UMP nous concerne et nous interpelle. Refonder un projet offensif et mobilisateur de nature à unir un monde du travail constituant la majorité sociologique d’une société comme la nôtre, autrement dit opposer l’égalité sociale aux dévastations de la mondialisation, repartir des principes profondément démocratiques de la République en France pour faire pièce aux rhétoriques de haine et de stigmatisation propres à entretenir de fausses consciences de la réalité, rebâtir le bloc social de celles et ceux qui ont un commun intérêt à se libérer de la servitude capitaliste : ces objectifs sont devenus incontournables pour quiconue a à cœur de sauver et relever la gauche. Ils contredisent point par point ceux que François Hollande et les siens se sont donné pour feuille de route. La gravité du danger appelle d’elle-même au rassemblement de toutes les énergies disponibles à l’action pour les faire prévaloir. Qu’elles se situent du côté de notre Front de gauche, dans les familles socialiste ou écologiste, ou qu’elle portent l’expérience propre du mouvement social !

Christian_Picquet

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