Quelle ambition pour une gauche de gauche ?

Ce week-end était un rendez-vous militant important pour moi : la première conférence nationale organisée par la Gauche unitaire depuis sa fondation. Nos délégués et déléguées, venus d’un peu partout, ont débattu de la politique du mouvement pour les prochaines élections régionales. À l’issue des travaux, enregistrant avec satisfaction la remise en route du Front de gauche, ils auront adopté à l’unanimité les trois documents soumis par notre équipe d’animation : une résolution d’orientation, un appel au rassemblement de toute la gauche de gauche afin de ne pas louper un moment politique crucial, un manifeste de nature programmatique en faveur de régions réellement gouvernées à gauche. Ces documents seront très vite accessibles sur le site de GU (). Le climat de la discussion était fort serein, d’autant plus serein que, pour le second week-end consécutif, les conférences régionales du PCF venaient très majoritairement de ratifier « l’offre nationale » formulée par le conseil national du parti. Mais aussi empreint d’une grande gravité, du fait de la fin de non recevoir opposée par la direction du Nouveau Parti anticapitaliste aux propositions du Front de gauche. C’est ce à quoi que je voudrais consacrer cette note.

Ma tribune du ”Monde” était une ultime tentative publique de convaincre nos camarades du NPA de ne pas se replier une nouvelle fois derrière cette ligne Maginot imaginaire qui conduit à préférer l’incantation à l’audace et au pari du rassemblement de la gauche de transformation. Depuis le week-end des 7 et 8 novembre, nous savons qu’une très large majorité de leur conseil politique national (66%), auquel il faut ajouter les 14% du courant le plus hostile à l’enclenchement de tout processus unitaire, s’oriente vers la rupture des discussions engagées depuis l’été. La rencontre, ce mardi 10 novembre, des organisations parties prenantes de cette concertation nous l’aura confirmé.

Dommage, vraiment dommage, car les conditions d’un accord solide eussent parfaitement pu être réunies. À preuve, l’aspiration à la convergence la plus vaste d’une gauche de gauche, que le Front de gauche a dynamisé depuis les élections européennes, vient encore de faire sentir ses retombées bénéfiques à travers le résultat des conférences régionales communistes. Il n’est pas dans mon intention d’entrer ici dans le détail des tractations et des problèmes tactiques rencontrés. Je voudrais seulement revenir brièvement sur l’enjeu capital de la discussion engagée ces dernières semaines. Éliminons toutefois, au préalable, faux débats et arguments de circonstance.

Un accord était à portée de main

D’aucuns, au NPA, ont cru bon d’imputer au Front de gauche une intention hégémonique. J’ai même entendu Olivier Besancenot parler ”« d’inélégance »”. Le problème n’est évidemment pas là. Naturellement, les trois formations initiatrices de cette construction politique d’un type nouveau (un front grâce auquel une expérience commune se réalise, permettant de progresser de concert, échéance après échéance) n’ont nullement l’intention de renoncer à ce qui leur a valu le premier succès de la campagne des européennes, à savoir, pour aller vite, la volonté de situer leur démarche au cœur de la gauche, afin d’y faire renaître une perspective transformatrice crédible. C’est d’ailleurs de l’intérêt d’une convergence encore plus large pour le scrutin de mars qu’existe en son sein un pareil pôle de stabilité, de cohérence et d’initiative. Pour autant, Parti communiste, Parti de gauche et Gauche unitaire entendent travailler à un regroupement dépassant leur propre périmètre, où chacun agisse à égalité de droits et de devoirs. La déclaration adressée à leurs divers partenaires, le 28 octobre, ne souffrait d’aucune ambiguïté à cet égard : ”« Nous affirmons notre disponibilité à des listes larges réunissant des partis qui, tout en n’étant pas dans le Front de gauche, convergent sur cette démarche et ces objectifs. »”

De même, y a-t-il de la malhonnêteté à laisser croire que l’une des forces du Front de gauche, en l’occurrence le Parti communiste, continuerait à pratiquer une sorte de double jeu. J’ai encore entendu cet argument, le 10 novembre, dans la bouche d’un responsable éminent du NPA mettant en cause le choix d’une alliance avec le PS dans une poignée de régions, notamment en Poitou-Charente. Quoi que l’on pense de la stratégie d’alliance passée de nos camarades communistes, quelque opinion que l’on porte sur tel ou tel aspect de leur orientation présente, même si l’on peut regretter l’option de telle ou telle de leurs conférences, on ne saurait prétendre qu’ils n’ont pas, avec le vote massif de leur dernier conseil national (et maintenant de leurs délégués régionaux), fait le choix d’un acte politique fort. Aller, dans le plus grand nombre de régions, vers des listes distinctes de celles du Parti socialiste et d’Europe écologie, renvoie manifestement à la prise en compte responsable de l’état calamiteux de la gauche. Lorsqu’une fraction de celle-ci s’en va chercher au centre la voie de son salut électoral, comme le font une large partie des dirigeants socialistes et ceux des écologistes qui se reconnaissent dans la ligne de Daniel Cohn-Bendit, ils se préparent immanquablement à creuser davantage la fracture existante avec un large pan de l’électorat populaire, lequel ne peut trouver aucune réponse à ses attentes dans le discours d’une coalition « arc-en-ciel » dont le Modem serait une pièce maîtresse. Pour conjurer une catastrophe que l’on devine imminente, il n’est d’autre méthode que de chercher à changer le rapport de force au sein de la gauche, d’y faire bouger les lignes, de donner aux partisans d’une authentique politique de gauche les moyens d’esquisser une possible majorité d’alternative. Et cela passe, en mars prochain, par le fait que soient soumises au suffrage populaire les deux orientations partageant la gauche.

C’est la voie qu’a commencé de dessiner le Front de gauche au printemps dernier, modifiant du même coup les termes des discussions à l’intérieur de chacune des composantes de la gauche de transformation. Le Front, ponctuellement structuré au départ pour les besoins de la bataille du scrutin européen, est devenu aujourd’hui un front durable. Il a, ce faisant, jeté les bases de son nécessaire élargissement et de son enracinement social, dès lors que sa vocation ne peut être simplement de gérer un « pactole » situé entre 5% et 10% de l’électorat, mais d’ouvrir une nouvelle voie pour la gauche et le monde du travail. Il a, du même coup, permis que se rouvre un processus de convergence de forces qui n’avaient pas fait le même choix lors de la dernière consultation électorale. Je le dis sans fausse modestie : tout ce qui s’est passé ces derniers mois conforte le pari, qu’avec mes camarades de la Gauche unitaire, nous avions fait le 8 mars en devenant la troisième composante du Front de gauche. Seule, la force propulsive de l’unité anticapitaliste et antilibérale est de nature à contrecarrer les pulsions de repli, à changer les termes de la réflexion collective, à remobiliser des énergies qui, à défaut, eussent céder aux tentations délétères du découragement. Faire comme si, à l’inverse, les lignes de clivage d’hier se reproduisaient constamment à l’identique (ce qui détermina, d’évidence, l’orientation du NPA lors de son congrès fondateur) n’amène qu’à ignorer les potentialités d’une situation et à se murer dans des certitudes qui ont tôt fait de vous marginaliser politiquement.

Un dernier point me renforce dans la conviction qu’un accord s’étendant du PCF au NPA eût été parfaitement possible : le programme. Je n’adhère nullement à cette idée, répétée à satiété par Olivier Besancenot et ses camarades, selon laquelle il n’existerait pas de consensus sur cet aspect des discussions. Nul ne peut ignorer que, depuis la Charte antilibérale des collectifs du 29 Mai et, plus encore, depuis les 125 propositions des collectifs unitaires formés en 2006 dans la perspective d’une candidature unique à la dernière présidentielle, une large plage d’accord réunit les différents courants de la gauche de gauche. Elle ne se rétrécit pas lorsque l’on aborde le champ des compétences des régions. Dans sa déclaration du 28 octobre, le Front de gauche affiche la volonté de faire de ces dernières des môles de résistance aux attaques de la droite et des libéraux. Pour ne prendre que ces exemples, en matière de refus de toute mesure qui sacrifierait l’intérêt général aux logiques de marchandisation et de concurrence, de priorité aux besoins sociaux ou à la défense de l’emploi, de choix fiscaux, d’affectation et d’utilisation des fonds publics, de développement des services publics de transport, d’éducation et de formation professionnelle, de pratique de la démocratie et de la transparence à tous les échelons institutionnels, il ne sera guère ardu de dégager devant les électeurs les axes marquants d’une politique de rupture avec les logiques dominantes.

Quand la stratégie nous oppose

Des lignes qui précèdent, dès lors que l’obstacle ne porte ni sur le bien-fondé de la présentation de listes autonomes, ni sur le cadre d’une campagne commune large, ni même sur le programme, c’est qu’il se révèle tout à la fois plus circonscris… et plus grave. Ce sont le but poursuivi, le profil affiché, l’espace politique convoité qui s’avèrent en cause. Et toutes ces dimensions finissent par se concentrer sur la participation aux exécutifs régionaux, dont la direction du NPA a voulu faire le critère discriminant de toute entente. Résumons. La déclaration du Front de gauche dit, en termes fort argumentés : ”« Notre volonté est de porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées, nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux, car la gestion des régions s’envisage comme un moyen d’atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite. »” La position du NPA se voit résumée dans l’amendement proposé au texte du Front de gauche : la participation ”« ne sera pas possible dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe écologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme ».”

Hélas, la différence saute aux yeux. Dans un cas, les listes doivent sans hésitation postuler à diriger des régions, ou à participer à leurs exécutifs, dès lors que le programme, la nature des alliances contractées entre les deux tours et le rapport de force permettraient d’appliquer des points essentiels du programme défendu devant les électeurs pour le premier tour. Dans l’autre, c’est l’hypothèse même d’un travail dans des exécutifs avec des socialistes ou des Verts qui est récusée par principe, sauf (du moins peut-on l’imaginer) si la gauche de transformation disposait à elle seule d’une majorité absolue sur sa politique. Un cas de figure qui serait probablement agréable à chacun d’entre nous, mais dont nul ne peut prétendre qu’il se présentera souvent dans quatre mois.

Deux démarches opposées se retrouvent, ce faisant, en confrontation. Elles renvoient, au fond, à la volonté de la gauche de gauche de donner un prolongement politique réellement à la hauteur de mobilisations sociales ayant réunies des millions de salariés dans l’action et la très grande majorité de l’opinion en soutien à leurs revendications. Au plan électoral, cette volonté suppose d’afficher l’ambition de gagner des majorités sur ses propositions, à gauche, dans les collectivités territoriales, dans le pays. On m’objectera sûrement, du côté du Nouveau Parti anticapitaliste, que nous sommes très loin d’un tel objectif. Peut-être ! Mais réalise t-on bien, qu’à se dérober toujours à un dessein conquérant par crainte de verser dans l’opportunisme, on finit par apparaître comme une force de pur témoignage ? Et les électeurs, s’il ne leur est pas indifférent de délivrer une opinion ou un message en plaçant un bulletin dans l’urne, se déterminent in fine en fonction de l’utilité de leur vote.

À défaut d’incarner une possible relève à gauche, de donner du crédit à la perspective défendue, de savoir convaincre à une très large échelle que la gauche n’est pas inéluctablement condamnée à la domination d’un social-libéralisme générateur de désastres, de vouloir obstinément faire bouger les lignes au sein de ladite gauche, on court le risque de voir un grand nombre d’hommes et de femmes se décourager, se réfugier dans l’abstention, ou se résigner à un vote par défaut en croyant faire entendre plus efficacement leur colère (aux dernières européennes, c’est en partie sur ce sentiment qu’Europe écologie a bâti sa fortune électorale).

Pour avoir personnellement, ces quarante dernières années, été de tous les engagements de ce que l’on nomme par facilité médiatique l’extrême gauche, je veux dire à celles et ceux de mes camarades ayant partagé les mêmes espoirs, qu’il est grand temps de procéder à une révolution culturelle. Celle-là même dont ont été capables des mouvements comme Die Linke en Allemagne ou le Bloco de Esquerda au Portugal.

Une révolution culturelle s’impose

Si, par-delà leurs spécificités, ces deux réalités ont pu sans cesse progresser, s’enraciner, élargir leur soutien populaire – on l’a vu à l’occasion des dernières élections générales dans les deux pays -, c’est qu’elles ont su passer d’une posture incantatoire à une démarche qui, ne cédant rien de sa radicalité, s’efforce de devenir accessible à une vaste fraction du peuple de gauche. L’une et l’autre se sont identifié par leur interpellation du reste de la gauche et des classes populaires à partir de quelques points simples et pédagogiques illustrant l’impérieux besoin de choisir entre rupture avec l’ordre dominant et accompagnement de ce dernier. Loin de s’être livrées à une quelconque surenchère de principe sur leur participation aux affaires, elles ont laissé leurs concurrents sociaux-libéraux ou écolos-libéraux répondre à ce choix, non sans exercer sur eux une pression facilitée par la modification des équilibres fondamentaux au sein de la gauche. Résultat, les convulsions du Parti socialiste portugais ne cessent de s’aggraver, tandis que le SPD et les Grünen allemands sont en proie à un vif débat pour savoir s’ils doivent s’allier aux anticapitalistes ou… à la droite conservatrice !

Une précision me paraît ici s’imposer pour le lecteur maîtrisant mal le contexte de ces deux pays. Outre-Rhin, l’approche évoquée précédemment rassemble jusqu’aux secteurs de la gauche révolutionnaire ayant choisi de ne pas se marginaliser dans de minuscules groupes extérieurs à Die Linke. Et, à l’extrémité de la Péninsule ibérique, l’orientation du Bloc de gauche doit essentiellement à l’apport du Parti socialiste révolutionnaire, la section nationale de la IV° Internationale, qui fut à l’origine de ce regroupement devenu, au fil du temps, la troisième composante de la gauche.

La méthode préconisée en France par Olivier Besancenot et ses camarades a-t-elle vraiment fait la preuve d’une efficacité supérieure ? Pourquoi, ici, refuser de s’inspirer du chemin emprunté par nos amis allemands et portugais (si je ne craignais de prendre trop de place, j’aurais d’ailleurs pu me référer à d’autres exemples, tels ceux de la coalition Synaspismos-Syriza en Grèce ou de l’Alliance rouge et verte du Danemark) ? La proposition défendue par le NPA revient à refuser d’emblée de diriger des régions pour ne pas avoir à côtoyer des socialistes ou des écologistes, fusse sur des points clés de notre plate-forme, avant même de pouvoir apprécier la dynamique de la campagne, et indépendamment du nouveau rapport de force qu’il serait possible d’établir.

Il est, au demeurant, éloquent d’observer à quels glissements en arrivent les tenants de cette ligne, lorsqu’ils se trouvent contraints d’argumenter pour la justifier. C’est Besancenot qui, lors de la rencontre du 10 novembre, expliqua très longuement ”« qu’aucun accord de gestion n’était envisageable, pour le NPA, avec le Parti socialiste »”. C’est encore lui qui, quelques jours auparavant, avait expliqué à ”Libération” que l’on ne pouvait guère faire mieux que de se préparer, en mars prochain, à constituer de ”« bonnes oppositions de gauche »” dans les conseils régionaux. Et c’est l’organe du nouveau parti, qui, dans sa dernière livraison, se charge d’enfoncer le clou en indiquant que ”« la participation aux majorités de gestion était inenvisageable pour les militants du NPA pour des raisons de fond »”. Avec une telle généralité du propos, on illustre chaque fois un peu plus la véritable signification d’une formule de départ évoquant plus modestement ”« des exécutifs dominés par le Parti socialiste et/ou Europe écologie »”, pour en arriver à la dénonciation de l’idée, en elle-même, que les anticapitalistes puissent envisager de diriger des régions. Pour un peu, on en reviendrait presque à la très vieille posture du gauchisme post-soixante-huitard excluant de porter le combat dans les institutions en place… au nom d’une identité révolutionnaire autoproclamée.

Qui ne comprend qu’une semblable approche est rigoureusement incompatible avec celle qui se fixe pour but de reconstruire une gauche à vocation majoritaire ? Qui ne voit que la nature du désaccord éclaire la raison pour laquelle nous avons échoué à convaincre nos camarades de renoncer à leur amendement de division ? Y compris avec cet argument de bon sens qui leur faisait valoir que rien, dans la position du Front de gauche, n’empêcherait une formation de considérer, au soir du premier tour et pour ce qui la concerne, que les conditions d’entrée dans un exécutif n’étaient pas réunies, si telle était sa conviction…

Selon la procédure adoptée par la direction du NPA, c’est aux militants de se prononcer maintenant sur le choix de leur parti. Puisse leur réflexion collective, conjuguée à la dynamique de rassemblement qui va se forger à partir de la proposition du Front de gauche, rouvrir un chemin à l’unité complète de la gauche transformatrice. En tout cas, nous maintiendrons portes et fenêtres ouvertes jusqu’à l’ultime instant du dépôt des listes. Nous sommes, en effet, tous devant le même défi : accepter l’option du repli solitaire et du propagandisme abstrait serait synonyme d’impuissance. Face à un pouvoir toujours plus arrogant… Et face à des sociaux-libéraux dont la domination à gauche résulte seulement de l’absence d’alternative crédible…

”PS. Ce dernier week-end, avec la rencontre sur l’éducation convoquée par le courant de Vincent Peillon au PS, nous aura offert un nouvel aperçu du désastre dont la gauche tout entière se voit menacée. Du Modem au nouveau mouvement de Robert Hue, en passant par les partisans de Cohn-Bendit à Europe écologie, la coalition « rose-verte-orange » se sera retrouvée pour ébaucher un programme d’alternance. L’enjeu de ces grandes manœuvres étant cependant, au fond, de savoir qui serait l’adversaire de Nicolas Sarkozy en 2012, Ségolène Royal a choisi de venir en perturber l’ordonnancement, afin de bien souligner qu’elle était la candidate en quelque sorte naturelle de ce centre-gauche en recherche de lui-même. Résultat, les assises de Dijon se sont transformées en vaudeville grotesque, alimentant encore l’écoeurement de celles et ceux qui se sentent exclus de la politique, c’est-à-dire la grande majorité de ceux d’en bas… De ce côté, c’est d’une autre gauche que l’on a besoin, unie, déterminée, conquérante !”

Christian_Picquet

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